mardi 10 février 2009

Tarija, la paradoxale

Dimanche 25 janvier fut un grand jour en Bolivie. De fait, c’était le jour du référendum pour la nouvelle Constitution, projet du président indigène Evo Morales.





Bien évidemment, je n’étais pas conviée à voter mais cela n’empêche que la politique est ici un pendant important de la vie des tarijeños et tarijeñas. Depuis mon arrivée, les murs de la ville, et n’importe quel endroit vide d’ailleurs venait un jour ou l’autre à porter l’avis d’un tel sur le référendum. Quelles est la situation à Tarija ??? Et bien, elle est assez particulière puisqu’elle est à contre-courant de la mouvance nationale.



Alors qu’Evo Morales est plutôt soutenu à La Paz et dans les autres régions de l’Altiplano, là où les populations sont plutôt à majorité indigène, d’autres régions s’opposent à son gouvernement : ce sont les régions dites du croissant du sud-est (Beni, Santa Cruz, Tarija) qui elles, ne concentrent pas le pouvoir numérique de la foule mais celui de l’argent… Si vous vous souvenez peut-être, il s’agissait des régions qui avaient organisé un référendum sauvage pour clamer leur volonté d’indépendance en 2008… Bon, on le sait, le référendum n’a rien donné officiellement mais voilà, la population reste attachée à cette idée d’autonomie et dire « non » à cette nouvelle Constitution, c’est dire « non » à Evo Morales.





La journée du 25 arrive, on nous a prévenues, tout le monde doit aller voter (ceux inscrits sur les listes du moins) et si tu n’y vas pas, tu as une amende et tant que tu ne l’auras pas payée, tu ne peux pas revoter ou bien sortir du territoire bolivien pendant 3 mois ! Rien que ça, nous, on était bien étonnées… Et puis voilà, donc dimanche, nous sortons en matinée et pas un chat dans Tarija, la ville semble comme arrêtée : aucune voiture, aucun moyen de transport en commun, à peine quelques personnes en balade à pied… La vie reprendra petit à petit après la fermeture des bureaux à 16h.



Dans la soirée, le résultat tombe : au plan national, le « oui » l’a emporté à hauteur de 60% je crois, mais à Tarija la paradoxale, c’est le non qui a gagné donc que fait-on ? Et bien on sort les drapeaux tarijeños (blanc et rouge), les tee-shirts « no », et on vient célébrer la victoire régionale du non. Pour info, le non l’a également remporté à Santa Cruz, autre moteur économique du pays.



Les gens se retrouvent donc sur la place principale, la place Luis de Fuentes, et autour d’un podium à la sono catastrophique, quelques groupes régionaux viennent chanter bien ou pas… mais si on se fie aux signes célestes, quelques minutes plus tard, c’est un déluge qui inonde la ville, chacun se précipitant au plus vite à l’abri ! Quelle soirée !

lundi 2 février 2009

La chola bolivienne



J’avais abordé le thème rapidement dans un précédent billet à propos des photos de boliviennes, de savoir si j’allais réussir à e prendre ou non. Bon, je n’en ai pas encore mais le sujet est important car il est 100% réel. Ici, à Tarija, dans les rues, autour du marché ou autre, on peut voir ces femmes. Mais alors comment sont-elles ? Tout d’abord, on les appelle « cholas ». Petite histoire (merci le Lonely Planet, définitivement mieux que le Routard, sans pub et largement plus documenté, plus détaillé).
De nombreuses Indiennes de Bolivie portent un costume qui leur fut imposé au XVIIIème siècle par le roi d’Espagne, tandis que la coiffure avec la traditionnelle raie au milieu découle d’un décret du vice-roi de Toledo.



Ce costume caractéristique, à la fois pittoresque et fonctionnel, est devenu l’emblème du pays. L’élément le plus frappant du costume folklorique aymara est le chapeau melon vert foncé, noir ou brun. Aucune épingle ne maintient ce couvre-chef sur la tête des cholitas.
Les femmes se font généralement deux longue stresses, jointes par une touffe de laine noire appelée pocacha. La pollera, la jupe, se compose de plusieurs bandes de tissu horizontales, portées par-dessus de multiples jupons. Traditionnellement, la jupe plissée était réservée aux femmes mariées. Aujourd’hui la plupart des tissus synthétiques de ces poleras aux couleurs vives sont importées de Corée du sud.
Le haut comporte une blouse, une chompa en laine (pull-over), une veste courte et un tablier en coton – voire un mélange de tout cela à la fois. Souvent les femmes ajoutent un châle en laine appelé manta. Mais la mode a aussi son mot à dire, notamment sur la longueur de la jupe et des pompons du châle.


Porté sur le dos et noué autour du cou, l’aguayo (ou ahuayo) est un rectangle de tissu, souvent tissé à la main, orné de rayures horizontales de couleur. Il sert de fourre-tout dans lequel on transporte de la coca, des aliments ou… un bébé.
Remarque : à propos de l’aguayo, c’est le cadeau que j’ai rapporté à quelques-uns d’entre vous à Noël : Titi, Chacha, Marion, Tristan, Thib, Tof, Owélé et Florence.Voilà vous en savez un ptit peu plus, les illustrations de cet article sont mes photos (et oui, en mode planquette dans le bus ou bien au premier étage du marché central, j'ai enfin réussi).

La reine Salteña

Prononcez "saltegna" et je peux maintenant vous expliquer...


Aujourd’hui, je vous propose un petit billet culinaire au sujet de celle qui est dans toutes les bouches… la salteña.
La salteña est une sorte de chausson farci. Elle est originaire de Salta (Argentine). Elle peut être fourrée de bœuf ou de poulet, d’olives, d’œufs, de pommes de terre, d’oignons, de petits pois, de raisins secs et d’épices.
Elle est cuite au four et on peut ou bien l’acheter dans une salteñeria et la consommer sur place ou bien les prendre à emporter.
On la mange ordinairement pour le petit creux de la matinée. Petit creux car le petit déj’ est généralement léger : un café et un petit pain (comprenez pain individuel et pas pain au chocolat, haha).
A la salteñeria juste en bas de l’Alliance, ils accompagnent les salteñas d’un petit sachet avec une sauce aux oignons rouges, bien relevée que vous pouvez ajouter à la garniture de votre salteña, une fois que vous en avez croquez un bout bien sûr…


Ici, la recette.

mercredi 28 janvier 2009

Balade du samedi


Après une première semaine de travail sans relâche, il faut bien le dire. Je suis morte, même pas la force de sortir ce vendredi soir, limite, si je ne dors pas à 21h, je vous jure. Donc, le niveau d’énergie est un peu plus en hausse ce samedi. Je suis donc Clémentine en direction du bar, La Garganta, que tient son copain bolivien Ale. Premières rencontres. Dans le cours de l’après-midi, la décision est prise d’aller camper dans les environs de Tarija, près de cascades. C’est la saison des pluies ici, la campagne est donc arrosée et bien verdoyante. Préparatifs, sac à dos, sac de couchage, quelques courses et nous voilà en route pour le mercado campesino (« marché paysan ») à la sortie de la ville pour y prendre un petit trufi (prononcez « troufi »), un petit bus où on s’entasse à 15, qui nous conduira jusque là. Mais ce n’est pas sans compter sur… un petit malin qui, dans la micro (petit bus du centre de Tarija), s’est emparé de la tente toute neuve d’Ale et, qui s’est enfui en courant sans que, nous, nous émergions de notre discussion !!! La cata ! On s’en aperçoit donc au marché et là, c’est le drame. Passée l’hésitation, on rebrousse chemin vers le centre ville. Nouveau plan, nous rejoignons des amis d’Ale et nous montons à bord d’un mini-van Wolkswagen (vous savez ceux des hippies un peu). On s’y entasse à 14 : 4 devant, 5 sur la deuxième banquette et 5 sur la banquette du fond. Les uns sur les genoux des autres et attention, y’en a même un qui réussira à jouer de la guitare dans tout ce bordel !

Nous sortons de Tarija, arrêt à San Lorenzo, une bourgade, on y achète une boisson maison (sans alcool) faite à base d’orge, revigorante, du pain de campagne et des petites pâtisseries avec de la dulce de leche (confiture de lait) dedans, miam, miam. On remonte et là, de nouveau, c’est le drame, pas de casse moteur, non, non mais je vous l’ai signalé il y a quelques lignes au-dessus, ici, c’est la saison des pluies ! Et le truc, c’est qu’en journée, ça va, il fait beau, ciel bleu mais en général vers la fin d’aprem, patatra, orage et torrents d’eau viennent arroser les flancs des montagnes. Donc après 30 minutes de route, on se retrouve un peu coincés dans le mini-van à attendre que ça s’arrête ou à se demander si on fait demi-tour ! Enfin, la pluie passe et nous pouvons enfin sortir nous dégourdir les jambes près d’un petit torrent qui passe là (Corana). On fait même trempette : les pieds seulement pour ma part mais pour certains, la baignade est complète !

Retour à Tarija en début de soirée, arrêt miam-miam, oui, vous allez me dire, c’est un peu toujours ça, mais oui, ici, la journée est rythmée par les repas. Je reprends donc, arrêt au pont San Martin, endroit très fréquenté en fin de semaine, c’est là que passe le Guadalquivir et c’est là aussi que se mettent les paysannes pour vendre du manger. Au menu, vous avez le choix entre des pastelitos (sorte de chausson) au fromage ou aux oignons, ou bien des grillades, de la purée de riz et de maïs, des humitas, etc. Pour les pastelitos, comment ça se passe ? Et bien, vous choisissez d’abord si vous le voulez au fromage ou aux oignons. La jeune femme prend alors un rond de pâte non cuit, le tartine (légère couche) avec la garniture, le referme bord à bord et le fait ensuite frire dans l’huile, mmm, gras, gras. Pour ce qui est de la boisson, vous pouvez à loisir déguster des jus de fruits maison, de pêche par excellence avec le fruit qui se balade dans votre gobelet en plastique.

Suite des évènements dans la maison d’un des copains, on regarde un film bolivien intitulé « qui a tué le petit lama blanc ? », périple burlesque de deux voleurs en Bolivie. A revoir, pour bien comprendre le sens caché du film… Autour de ça, je participe à mon premier cérémonial de maté. Le maté, c’est une herbe, très usitée en Argentine et surtout là-bas, pas trop en Bolivie mais bon, avec la frontière toute proche, normal qu’on sente l’influence ! Le cérémonial du maté, kézako ? Tu as ta petite « tasse » spéciale maté, tu y mets l’herbe, un bon fond, du sucre si besoin, et t’y verses de l’eau bouillante. Et pour le boire, attention, tu utilises la bombilla (ou bombicha comme disent les Argentins), c’est une paille métallique. Donc voilà, t’as ta « tasse » avec ton maté et tu bois, quand t’as fini, tu repasses la « tasse » au « chef du maté » (en général l’hôte), il remet un peu d’herbe, de l’eau et au suivant… Donc voilà et ça tourne comme ça, inlassablement jusqu’à ce que tu n’en veuilles plus donc là, une fois que t’as fini, tu rends le truc au chef et tu dis « gracias » (merci, quoi). Evidemment, moi, je sais pas, donc je dis merci à la première tournée donc le chef me demande : « ah bon, t’en veux plus ? ». Héhé, tout un rituel. Et là, ça a duré toute la soirée, ils ont fait je ne sais combien de tours, et même dehors, pas d souci, on continue, parce que bien sûr on a des thermos. Maté addicted… Fais tourner le maté, yeah !



Après vérification, merci Wiki, la "tasse" est appelée "calebasse", cf. article sur wiki.

mardi 27 janvier 2009

Les choses avancent

Des nouvelles, oui, oui, elles arrivent. J’en étais donc restée à mes premières impressions sur la paisible ville de Tarija qui m’accueille pour trois mois.
Mardi dernier, j’ai donc quitté ma tour à l’hôtel. Tour, pour ne pas dire donjon, haha, car j’étais au troisième étage, tout là-haut perchée l’accès se faisait via une terrasse, enfin, j’étais quand même pas trop mal, le wi-fi, le câble et rien que 5 lits, de quoi inviter du monde à faire la fête. Donc départ du donjon pour habiter un confortable et moderne appartement, à deux pas de l’Alliance, en collocation avec Clémentine, stagiaire culturel de l’AF. Une petite chambre, mais bon, vous me connaissez, il ne me faut pas grand-chose, une pensée pour la cabane à Angers où il est vrai, j’emménageais il y a un an de cela…

Une bonne chose de faite : logement ok ! Et alors, que se passe-t-il ensuite ? Et bien, un certain train-train, je l’avoue. Pas mal de boulot m’attend à l’Alliance. Les cours n’ont pas encore démarré, c’est pour le 2 février mais avant ça, ma première mission, c’est d’harmoniser le système d’évaluation de chacun des niveaux. Me voilà donc avec Raquel et Liz, deux autres profs de l’AF, engagée dans un marathon d’éval’ à élaborer, wouf ! Pour ce qui est des cours que je vais dispenser, accrochez-vous et moi aussi par la même occasion : du lundi au vendredi de 7h du matin à 9h mais aussi le soir de 19h à 21h, les journées vont être longues. A mentionner, aujourd’hui, lundi 26 janvier, j’aurais dû commencer un cours, certes avec 2 étudiantes seulement mais ô comble, elles ne sont pas venues, ça commence bien…
Les cours, une affaire à suivre…

dimanche 18 janvier 2009

Première vraie journée


Samedi 17, première réelle journée à Tarija. Objectif du jour : prendre quelques repères dans la ville.

La journée s'annonce agréable, grand ciel bleu, et sous mes fenêtres, il est 8h, des musiciens et des filles qui dansent. Une tradition quelconque ? Une répétition pour le futures célébrations du carnaval de février ? Je ne sais mais la musique est bien là, pleine de joie.

Un coup d'oeil à la fenêtre, les montagnes sont toujours là, les toits de tuiles rouge des maisons aussi, en espérant que le temps se maintienne, la promenade peut être agréable.



Petit déjeuner, appel aux parents "tout va bien", je m'en vais donc de bon matin par les petites rues du centre. D'abord, obtenir un numéro de portable bolivien, y'a qu'à acheter une carte sim compatible ENTEL, non : Chili ou Bolivie, le portable que j'ai est Entel, ça va bien marcher, non ? Et bien non, il faut faire débloquer le portable mais ça c'est possible que lundi, pffff. Pour ce qui est du logement, en restant trois mois, pas facile forcément... enfin je compte sur les conseils de Clémentine, également stagiaire mais culturel à l'AF, pour m'aider. Manque de pot, elle est toujours en Argentine, on retarde donc le moment de notre rencontre, dommage, surtout pour moi...POursuite de la balade dans les rues autour du marché central, alala, que de produits bizarres, je n'ai pas encore approfondi l'enquête de ce côté-là mais c'est pour bientôt ainsi que des photos. Mais je dois être franche, je ne suis pas non plus, dans une bourgade où tout le monde à son chariot, les habits traditionnels de couleurs et tout le tintouin, non. Il n'y en a que quelques-unes de ces vieilles femmes à la peau toute ridée et fatiguée avec les longues tresses qui leur tombe de chaque côté de leur dos jusqu'aux fesses.

Dans l'après-midi, nouvelle balade, je me pose sur un banc de la place principale pour une observation...L'agitation du matin a laissé place à une paisitude ambiante. Certes, il fait un peu plus chaud que ce matin donc l'heure est à la sieste, dans les maisons. Et pourtant, sur la place, un petit monde s'agite : des enfants qui jouent, une bolivienne qui avec son petit chariot vous propose un jus d'oranges naturel. Près des palmiers, du kiosque doré de la place, le ballet incessant des 4x4, et oui car la plaza Luis de Fuentes c'est "the place to be", on doit s'y montrer et surtout si on a un gros 4x4. Vous voyez, c'est pas si dépaysant, à part ces deux boliviennes toujours avec leur jupe de couleurs, leur chapeau melon, leurs longues tresses et leurs souliers. Mais, elles, elles ne roulent pas en 4x4, elles, elles viennent te demander la pièce. Fracture sociale, tout ne va pas au même rythme pour tout le monde...


De ces premières impressions, vous n'aurez pas d'images, j'avais laissé l'appareil au vestiaire, et oui, parce que desfois aussi, l'appareil photo, c'est une barrière de plus, c'est ce qui te dénote "touriste" aux yeux des gens. Et touriste, est-ce bien là ma position ?

Découverte

Cette journée du vendredi fut donc assez longue. Arrivée à Tarija vers 15h, je me dirige à l'AF, dans une petite rue, il faut lever la tête pour se rendre compte qu'elle est là, au premier étage d'une maison quelconque. J'entre, je gravis les marches vers les locaux de mon nouveau travail et là, de nouveau, c'est le drame : personne ! J'insiste, humm. Je sens les nerfs qui peuvent me lâcher à tout moment : après 2 jours de voyage, peu de sommeil, débarquer dans un bled en Bolivie où je suis en solo, ouiiin, les larmes me montent et puis, non. Changement de plan.



Direction l'hôtel Carmen, indiqué par le Routard et conseillé par une de mes compagnes de route, j'y trouve logement pour 70 pesos la nuit (7 euros avec petit déj'). J'ai une chambre pour 5 personnes, au dernier étage avec vue sur Tarija et ses montagnes environnantes, la télé avec le câble et même le wifi, yahoo. Bah oui, comment je ferai sinon pour vous conter mes petites histoires depuis le bout du monde.



Bon, donc les choses vont mieux, il ne reste plus qu'à joindre ma chef, j'appelle à l'AF, elle est là, et s'empresse de me rejoindre, nous allons donc faire connaissance...autour d'un verre dans un café de la place principal, plaza Luis de fuentes (plus de détails sur la place dans un prochain billet). Et là, je prends la mesure des choses : l'AF a réouverte il y a 3 ans, grâce à la motivation de quelques-uns car sinon elle allait fermer. En effet, cela faisait plusieurs années qu'elle était à l'abondon. D'où, ici, tout se fait à la débrouille, avec les moyens du bord. La motivation et le volontariat l'emportent sur les subventions qui ne tombent pas... Les locaux de l'AF se situent au premier étage de cette maison, autant dire qu'il n'y a aucune exposition au public, il faut lever la tête pour voir l'enseigne...Les salles de classe, ce sont les chambres d'un ancien appartement reconfiguré, l'administration, la bibliothèque, et une salle de cours font pièce commune dans la salle à manger. Fut un temps, les cours particuliers étaient même donnés dans le couloir, vous imaginez. Face à tout ça, Mariéla et d'autres se battent, mais même si la demande est là, avec des locaux pareils, le maximum d'inscrits ne dépassent pas les 96. Les cours ont en général lieu le soir donc impossible de faire rentrer tout le monde. Pour faire rentrer des sous, il faut donc diversifier l'offre : des cours spé gastronomie ou pourquoi pas de civi ou littérature destinés à aider les étudiants du département de français de l'université. Qui dit plus de moyens, dit peut-être changement de locaux bien que le marché de l'immobilier soit en hausse perpétuelle depuis quelques années. C'est un cercle vicieux, difficile de s'en sortir mais la volonté est là et c'est bien ça qui compte !





La discussion se poursuit : la main mise de la politique en Bolivie est impressionnante. Exemple : un ingénieur peut gagner moins qu'un employé administratif qui lui, aura participé à la campagne de je ne sais qui. Evidemment ça a de quoi vous dégoûtez de passer de hauts diplômes. Il y a des échanges dans le cadre de Erasmus-mundus pour le domaine de la viticologie (c'est comme ça qu'on dit ?), pour avoir un Master, incroyable, une chance même. Et bien, personne ne veut partir, au risque de ne pas retrouver son emploi en revenant !? Allez y comprendre quelque chose, vous !



Question politique : je suis en pleine investigation mais c'est un sujet chaud, auquel je peux m'intéresser, certes mais m'en mêler, vaut mieux pas. DE grandes dates arrivent : ce 25 janvier, référendum sur la nouvelle Constitution puis des municipales aussi dans pas très longtemps. Tout ça fait que, par exemple, sur Tarija, le risque de fracture politique est envisagé don aux abris les 25-26, haha !


Voici en gros, le résumé de cette première rencontre : des choses ont été cadrées, je me rends un peu plus compte de la situation, de ce qu'on attend de moi et puis, pourquoi pas, trois mois de boulot à fond, plein d'investissement personnel, forcément que ce sera enrichissant !